⚡ Points Clés

Le décret présidentiel 25-321 (décembre 2025) a approuvé la Stratégie Nationale de Cybersécurité 2025-2029, et le décret 26-07 (janvier 2026) a imposé des unités de cybersécurité dans toutes les institutions publiques. Ils créent ensemble un marché de commandes publiques pluriannuel — audits, services SOC, formations, rétainers CERT-DZ — estimé en milliards de DZD pour la première vague 2026-2027.

En résumé: Les entreprises technologiques et les prestataires de services gérés algériens doivent entamer leur certification ISO 27001 et leur alignement sur le cadre ASSI pour se qualifier aux marchés publics de cybersécurité que le décret 26-07 a déjà ouverts.

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🧭 Radar de Décision

Pertinence pour l’Algérie
Élevé

Les décrets présidentiels 25-321 et 26-07 créent une demande immédiate et financée pour des services de cybersécurité dans des centaines d’institutions publiques — c’est une opportunité de revenus directe pour les entreprises tech et MSP algériens.
Calendrier d’action
Immédiat

Le décret 26-07 est entré en vigueur en janvier 2026 ; les institutions établissent activement des unités de cybersécurité maintenant. La fenêtre de marchés publics pour les services de base (audit, SIEM, formation) est ouverte et concurrentielle.
Parties prenantes clés
Entreprises TIC et MSP algériens, prestataires de formation en cybersécurité, fondateurs de startups en sécurité, CISO institutionnels, CERT-DZ et ASSI

Assessment: Entreprises TIC et MSP algériens, prestataires de formation en cybersécurité, fondateurs de startups en sécurité, CISO institutionnels, CERT-DZ et ASSI. Review the full article for detailed context and recommendations.
Type de décision
Stratégique

Le positionnement pour l’expansion pluriannuelle du marché cybersécurité algérien nécessite des décisions d’investissement en certification et de développement de lignes de services qui prennent 6 à 12 mois à exécuter.
Niveau de priorité
Élevé

La vague de conformité créée par le décret 26-07 générera ses plus grands volumes de marchés publics en 2026-2027 ; les entreprises qui se qualifient maintenant saisissent l’avantage de premier entrant sur un marché financé et pluriannuel.

En bref: Les entreprises tech et MSP algériens devraient commencer immédiatement la certification ISO 27001 et l’alignement sur le cadre ASSI, développer un service standardisé d’« évaluation de la maturité cybersécurité » et poursuivre une relation formelle avec CERT-DZ dans les six prochains mois. Le marché d’audit et de déploiement SOC créé par le décret 26-07 est la plus grande opportunité de marchés publics que le secteur de la cybersécurité ait vue en une décennie — mais elle exige un justificatif de qualification qui demande des mois à obtenir.

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Ce que la stratégie quinquennale crée comme marché

L’Algérie a enregistré plus de 70 millions de cyberattaques en 2024, se classant 17e parmi les nations les plus ciblées au niveau mondial. Le décret présidentiel 25-321, signé le 30 décembre 2025, convertit cette réalité de menace en un mandat stratégique formel sur cinq ans. La stratégie s’articule autour de cinq piliers : gouvernance et coordination institutionnelle, protection des infrastructures, renforcement des capacités, coopération internationale et recherche-innovation. Chaque pilier crée une demande de marché distincte que les acteurs du secteur privé peuvent servir.

Le décret 26-07, publié au Journal officiel le 21 janvier 2026, est l’instrument opérationnel. Il mandate chaque institution publique pour créer une unité de cybersécurité dédiée avec un responsable de la sécurité des systèmes d’information qualifié rapportant directement à la direction institutionnelle. Selon EcoFinAgency, la directive s’applique à des centaines de ministères, d’entreprises publiques et d’organismes gouvernementaux — créant une demande immédiate pour la conception d’architecture de sécurité, la dotation en personnel, l’outillage et les services de surveillance permanente.

Les fournisseurs de TIC travaillant avec des institutions publiques font face à des évaluations de sécurité obligatoires avant que les contrats puissent être signés. C’est à la fois une barrière à la conformité et un avantage concurrentiel : les entreprises qui obtiennent en premier des certifications de sécurité reconnues accèdent à un marché de commandes publiques que leurs concurrentes non certifiées ne peuvent pas intégrer.

Les quatre fenêtres de marchés publics qu’ouvre la stratégie

1. Services d’audit et d’évaluation de la sécurité

Chaque institution créant une nouvelle unité de cybersécurité en vertu du décret 26-07 a besoin d’une évaluation de sécurité de référence avant de pouvoir définir le périmètre et les effectifs de son unité. C’est un besoin d’approvisionnement immédiat et non différable. Le guide de cybersécurité algérien de CMS Law confirme qu’ASSI fournit un cadre de référence national par rapport auquel les postures de sécurité institutionnelles sont évaluées.

Les cabinets de conseil informatique et les entreprises émergentes de cybersécurité algériennes devraient développer une méthodologie standardisée d’« évaluation de la maturité cybersécurité » alignée sur le cadre ASSI et les cinq piliers du décret 25-321. Le livrable est un rapport d’analyse des écarts avec une feuille de route de remédiation priorisée. Les contrats d’audit pour des institutions publiques de taille moyenne se situent réalistement dans la fourchette de 3 000 000 à 8 000 000 DZD.

2. Déploiement et exploitation de SIEM et SOC

Le pilier de protection des infrastructures de la stratégie nécessite une surveillance des menaces en temps réel pour les infrastructures nationales critiques. Les institutions sans centre opérationnel de sécurité (SOC) existant auront besoin soit d’une construction dédiée de SOC, soit d’un service de SOC géré fourni par un prestataire externe qualifié. Les deux représentent des opportunités de revenus récurrents pluriannuels.

Les services de SOC géré sont particulièrement bien adaptés aux petites institutions publiques qui ne peuvent pas justifier le coût de dotation d’une opération interne 24h/7j. Un contrat de SOC géré couvrant l’agrégation de journaux, la configuration SIEM, le triage des alertes et l’escalade des incidents peut être structuré comme une redevance mensuelle par institution, avec un seul prestataire servant 10 à 30 institutions depuis un centre opérationnel partagé.

3. Programmes de formation et de certification en cybersécurité

Le pilier de renforcement des capacités de la stratégie crée une demande explicite pour des programmes de formation alignés sur les normes de certification nationales. La synthèse de Generisonline sur la réglementation algérienne en cybersécurité confirme que le personnel des unités de cybersécurité est censé détenir des certifications reconnues. Le goulot d’étranglement pratique n’est pas la volonté de former — c’est la disponibilité de prestataires de formation dont les programmes sont reconnus par ASSI et CERT-DZ.

Les prestataires de formation algériens, les universités techniques et les écoles spécialisées disposent ici d’un réel avantage de premier entrant. Une institution qui négocie avec ASSI la reconnaissance de son programme de cybersécurité comme répondant aux exigences de compétences du décret 26-07 peut se positionner sur un marché captif de nouvelles unités de cybersécurité qui doivent former leurs effectifs.

4. Intégration CERT-DZ et contrats de réponse aux incidents

La stratégie renforce le rôle de CERT-DZ comme centre de coordination national pour la réponse aux incidents cybernétiques. Le digest Algérie de Digital Policy Alert suit l’accélération de l’activité institutionnelle autour de CERT-DZ depuis fin 2025. Les entreprises du secteur privé qui établissent des relations formelles avec CERT-DZ — via des accords de partage de données, des contrats de réponse aux incidents certifiés, ou une participation aux flux de renseignements sur les menaces de CERT-DZ — obtiennent un justificatif qui les distingue dans les évaluations de marchés publics.

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La fortification concurrentielle par la certification

L’action la plus précieuse qu’une entreprise technologique algérienne puisse entreprendre avant l’ouverture complète du cycle de marchés publics pour la conformité au décret 26-07 est d’obtenir des certifications de sécurité reconnues. La stratégie référence ISO 27001 comme norme de système de management de référence. Une entreprise algérienne certifiée ISO 27001 est pré-qualifiée pour une catégorie de contrats publics inaccessibles à ses concurrentes non certifiées — indépendamment du prix.

Les certifications secondaires qui renforcent une position de marchés publics comprennent : ISO 22301 (continuité d’activité), SOC 2 Type II (particulièrement utile pour les prestataires SaaS servant des institutions qui stockent des données sensibles), et des praticiens certifiés PECB pour les fonctions DPO et CISO. L’investissement en certification — typiquement 500 000 à 2 000 000 DZD pour une PME — s’amortit sur un seul contrat qualifiant.

Ce qui vient ensuite dans l’arc quinquennal

La stratégie 2025-2029 est explicitement phasée. Les deux premières années (2025-2026) se concentrent sur la mise en place institutionnelle — création des unités de cybersécurité mandatées par le décret 26-07, établissement des structures de gouvernance, déploiement des capacités de surveillance de référence. Les années médianes (2027-2028) opèrent un approfondissement des capacités — renseignement avancé sur les menaces, partage d’information intersectoriel, exercices nationaux de simulation de crise. La dernière année (2029) est positionnée comme une phase d’évaluation et de renouvellement.

Pour les acteurs du secteur privé, l’implication est que le marché de l’audit, de l’évaluation et du déploiement SOC est le plus accessible en 2026-2027. Les entreprises qui entrent sur ce marché en 2026 avec des services fondamentaux construisent les relations clients et la connaissance institutionnelle qui les positionnent pour offrir des services à plus haute valeur exigés par la stratégie dans ses années ultérieures.

La transformation cybersécurité de l’Algérie n’est pas un événement d’approvisionnement unique — c’est une création de marché structurelle pluriannuelle. Pour les entreprises technologiques algériennes et les prestataires de services gérés prêts à aligner leurs offres sur le cadre CERT-DZ et ASSI, les 24 prochains mois représentent la meilleure fenêtre d’entrée sur ce marché de la décennie.

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Questions Fréquemment Posées

Quelles certifications les entreprises tech algériennes doivent-elles obtenir pour se qualifier aux marchés publics de cybersécurité ?

La certification principale est ISO 27001 (système de management de la sécurité de l’information), que ASSI référence comme base de conformité pour les programmes de cybersécurité institutionnels. Les qualifications secondaires comprennent ISO 22301 (continuité d’activité), les praticiens CISO certifiés PECB, et SOC 2 Type II pour les prestataires SaaS. Les entreprises devraient contacter directement ASSI pour la liste actuelle des certifications reconnues dans les lignes directrices annuelles de marchés publics.

Quelle est l’ampleur de l’opportunité de marché cybersécurité créée par le décret 26-07 ?

Le décret 26-07 s’applique simultanément à des centaines d’institutions publiques — chacune nécessitant une évaluation de sécurité de référence, une capacité SIEM ou SOC, et du personnel formé. Les estimations conservatrices pour la vague d’approvisionnement de la première phase 2026-2027 se situent dans la fourchette de plusieurs milliards de DZD entre les services d’audit, les contrats d’outillage et les programmes de formation.

Comment un MSP algérien devrait-il aborder la construction d’une relation avec CERT-DZ ?

CERT-DZ maintient un répertoire de partenaires de réponse aux incidents reconnus et participe à des arrangements de partage de renseignements sur les menaces avec des entreprises privées vérifiées. L’approche pratique consiste à : documenter votre méthodologie de réponse aux incidents dans un format aligné sur les directives publiées de CERT-DZ, enregistrer votre entreprise auprès du registre des fournisseurs ASSI, participer aux exercices ou ateliers de coordination CERT-DZ, et proposer un projet pilote de partage de données avec un client institution publique.

Sources et lectures complémentaires