En bref : L’Algérie applique l’une des interdictions de cryptomonnaies les plus strictes au monde. La loi de finances 2018 (n° 17-11) a interdit l’achat, la vente et la détention de crypto. En juillet 2025, la loi n° 25-10 a élevé cette interdiction au rang d’infraction pénale dans le cadre de la législation anti-blanchiment — ajoutant le minage et la promotion à la liste des activités prohibées — avec des peines allant jusqu’à un an de prison et des amendes jusqu’à 1 000 000 DZD. L’instruction n° 06/2025 de la Banque d’Algérie impose désormais aux banques de détecter et bloquer activement les transactions liées aux cryptomonnaies.
Dans une grande partie du monde, la réglementation des cryptomonnaies reste une zone grise — certains pays les encadrent, d’autres les taxent, et beaucoup débattent encore de leur classification. En Algérie, la situation est bien moins ambiguë. Les cryptomonnaies sont illégales. Et depuis juillet 2025, elles ne sont pas simplement restreintes — elles sont explicitement criminalisées dans le cadre du dispositif anti-blanchiment algérien, rendant des activités telles que le trading, la détention, le minage ou même la promotion de crypto passibles d’amendes et de peines d’emprisonnement.
Alors que les marchés mondiaux s’orientent de plus en plus vers les ETF Bitcoin, les stablecoins et l’adoption institutionnelle, l’Algérie a choisi une voie radicalement différente : une prohibition stricte destinée à empêcher les actifs numériques de pénétrer le système financier national. Parallèlement, l’Algérie a été placée sur la liste grise du GAFI en octobre 2024, accentuant la pression internationale sur son cadre de conformité financière.
Pour comprendre comment le pays en est arrivé là, il faut examiner deux moments juridiques clés : la loi de finances 2018 qui a interdit les cryptomonnaies, et une loi de 2025 qui a étendu cette interdiction à une infraction pénale.
La première interdiction : la loi de finances 2018
L’Algérie a interdit les cryptomonnaies pour la première fois par la loi de finances n° 17-11 pour 2018, publiée au Journal Officiel de la République algérienne n° 76, daté du 28 décembre 2017. L’article 117 de cette loi dispose :
« L’achat, la vente, l’utilisation et la détention de la monnaie dite virtuelle est interdite. »
La loi définit la monnaie virtuelle comme une monnaie « utilisée par les internautes à travers le web, caractérisée par l’absence de support physique tel que les pièces, les billets, les paiements par chèque ou les cartes bancaires ». Le texte original ne fait notamment pas explicitement référence aux banques centrales — il caractérise simplement les cryptomonnaies par leur absence de forme tangible.
Source officielle : Journal Officiel n° 76/2017
À l’époque, l’Algérie a rejoint un petit groupe de pays ayant adopté une interdiction pure et simple plutôt qu’un cadre réglementaire. Le Maroc avait interdit les transactions en cryptomonnaies en 2017 par une déclaration conjointe de Bank Al-Maghrib, du ministère de l’Économie et de l’Office des Changes. La banque centrale du Népal avait déclaré illégales toutes les transactions en Bitcoin la même année.
Le raisonnement dans ces trois pays était similaire : stabilité financière et lutte contre le blanchiment d’argent. Les cryptomonnaies fonctionnent en dehors de la supervision bancaire traditionnelle, et les gouvernements craignaient qu’elles puissent servir à :
- La fuite de capitaux en dehors des circuits officiels
- Les transferts illicites et le blanchiment d’argent
- L’évasion fiscale
- Les paiements transfrontaliers non réglementés
Pour un pays comme l’Algérie — doté de contrôles stricts des changes régissant les mouvements de devises — le gouvernement considérait les actifs numériques décentralisés comme une menace directe à la souveraineté financière.
Toutefois, l’article 117 présentait une faiblesse majeure : il ne prévoyait aucune sanction spécifique pour les infractions, indiquant seulement que les délits seraient « punis conformément aux lois et règlements en vigueur ». Il ne mentionnait pas non plus le minage de cryptomonnaies, laissant cette activité dans un vide juridique. Ces lacunes en matière d’application ont persisté pendant sept ans.
2025 : l’Algérie passe de l’interdiction à la criminalisation
Le 24 juillet 2025, l’Algérie a adopté la loi n° 25-10, publiée au Journal Officiel n° 48. Cette loi modifie la législation fondamentale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme — plus précisément la loi n° 05-01 de 2005.
Source officielle : Journal Officiel n° 48/2025
Cet amendement a accompli deux choses importantes. Premièrement, il a introduit le concept juridique d’« actifs virtuels » dans la législation algérienne relative à la criminalité financière. Deuxièmement, il a directement rattaché les activités liées aux cryptomonnaies au dispositif d’application LBC/FT (lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme) du pays.
La loi définit les actifs virtuels comme :
« Valeurs numériques qui peuvent être échangées de manière digitale, transférées ou utilisées à des fins de paiement ou d’investissement. »
Cette définition s’aligne sur la terminologie internationale utilisée par le Groupe d’Action Financière (GAFI), qui établit les normes mondiales en matière de LBC. L’Algérie est membre du GAFIMOAN (Groupe d’Action Financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord), un organisme régional de type GAFI. Cependant, alors que la définition du GAFI vise à créer un cadre réglementaire pour les actifs virtuels, l’approche de l’Algérie est l’inverse : l’interdiction totale.
Ce que la loi 2025 interdit concrètement
L’article 6 bis de la loi modifiée établit une interdiction totale de toutes les opérations liées aux actifs virtuels. Selon le texte officiel, il est interdit de :
- Émettre des actifs virtuels
- Acheter ou vendre des actifs virtuels
- Détenir des actifs virtuels
- Miner des actifs virtuels (explicitement inclus pour la première fois)
- Échanger ou spéculer sur les actifs virtuels
- Utiliser les actifs virtuels comme instruments de paiement ou d’investissement
- Promouvoir les actifs virtuels (y compris la publicité ou la création de contenu)
- Créer ou exploiter des plateformes d’échange de cryptomonnaies
Source officielle : Journal Officiel n° 48/2025
Cette formulation élargit considérablement le champ d’application par rapport à la loi de 2018. La législation précédente se concentrait principalement sur l’achat, la vente, l’utilisation et la détention. L’amendement de 2025 comble toutes les lacunes : il ajoute le minage (précédemment exclu), la promotion et la publicité (visant les influenceurs et créateurs de contenu), ainsi que l’exploitation de plateformes (visant les entrepreneurs fintech). La loi s’étend également aux plateformes offshore accessibles aux résidents algériens.
Point crucial : la loi ne contient aucune disposition transitoire. Il n’y a ni période d’amnistie ni voie légale permettant aux détenteurs existants de se défaire de leurs avoirs au sein du système algérien.
Sanctions : amendes et peines de prison
L’article 31 bis de la loi modifiée établit des sanctions pénales spécifiques. Toute personne qui enfreint l’article 6 bis s’expose à :
- 2 mois à 1 an d’emprisonnement
- Des amendes de 200 000 à 1 000 000 de dinars algériens (environ 1 500 à 7 700 USD)
- Ou les deux peines cumulées
Source officielle : Journal Officiel n° 48/2025
Pour contextualiser, l’amende maximale de 1 000 000 DZD représente plusieurs mois de salaire moyen en Algérie, ce qui en fait une sanction financière significative par rapport aux revenus locaux. Les peines peuvent être alourdies en cas de récidive et accrues davantage lorsque les infractions sont liées au crime organisé, au blanchiment d’argent ou au financement du terrorisme.
Surveillance bancaire : le rôle de la banque centrale
Les interdictions légales, à elles seules, arrêtent rarement l’activité financière. L’application de la loi nécessite la coopération du système bancaire.
Le 12 novembre 2025, la Commission Bancaire a émis l’instruction n° 06/2025, intitulée officiellement lignes directrices pour « l’identification, le blocage et l’interdiction des opérations liées aux actifs virtuels ». L’instruction impose à toutes les banques et institutions financières — y compris les bureaux de poste — de mettre en place des systèmes de détection systématiques.
Source : Banque d’Algérie — Lignes directrices
L’instruction définit sept catégories d’opérations suspectes que les banques doivent surveiller :
- Les transactions impliquant des sites web ou plateformes d’échange utilisant des adresses IP non identifiées auparavant
- Les transactions liées à des adresses IP du dark web
- Les tentatives de paiement de clients vers des sites déjà signalés pour leur implication dans les actifs virtuels
- Les virements multiples de petits montants (indicateur de fractionnement)
- Les virements répétés depuis des comptes récemment ouverts ou dormants
- Plusieurs clients envoyant des fonds vers des sites identiques avec des adresses IP partagées sans justification commerciale
- Les virements incohérents avec le profil du client, ou les dépôts en espèces suivis de virements suggérant une conversion de fonds
Les banques doivent également scanner les données transactionnelles à la recherche de mots-clés liés aux cryptomonnaies (tels que « bitcoin », « crypto », « USDT ») et refuser les relations d’affaires ou paiements suspectés d’être liés aux actifs virtuels. Toutes les transactions suspectes doivent être signalées immédiatement à la Cellule de Traitement du Renseignement Financier (CTRF).
Les institutions financières qui ne se conforment pas à ces directives s’exposent à leurs propres sanctions.
Source : APS — Lignes directrices de la Banque d’Algérie
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Pourquoi l’Algérie a choisi cette approche
La politique crypto de l’Algérie ne peut être comprise sans considérer deux pressions convergentes : le contrôle financier intérieur et la conformité internationale.
Préoccupations internes : L’économie algérienne fonctionne sous un contrôle strict des changes, limitant les mouvements de devises hors du pays. L’Algérie possède également un important marché informel des changes (le marché « du square »). Les cryptomonnaies, par conception, contournent à la fois les circuits officiels et informels. Un utilisateur peut transférer de la valeur à l’international via un réseau décentralisé sans passer par les banques, la banque centrale ou la supervision gouvernementale.
Pour les décideurs, cela crée plusieurs risques :
- Fuite de capitaux — Les actifs numériques pourraient permettre aux individus de transférer leur patrimoine à l’étranger en dehors des circuits officiels, sapant les contrôles de change.
- Extension des marchés informels — Les cryptomonnaies pourraient créer une économie numérique parallèle hors de portée des dispositifs d’application existants.
- Criminalité financière — Blanchiment d’argent, financement du terrorisme et fraude réalisés via des transactions numériques intraçables.
Pression internationale : L’Algérie a été placée sur la liste grise du GAFI (Juridictions sous surveillance renforcée) lors de la session plénière d’octobre 2024, aux côtés de l’Angola, de la Côte d’Ivoire et du Liban. Cette désignation signifie que l’Algérie s’est engagée dans un plan d’action pour remédier aux insuffisances de son dispositif LBC/FT — notamment l’amélioration de la supervision fondée sur les risques et le renforcement du signalement des transactions suspectes. La loi de criminalisation des cryptomonnaies de 2025 et les directives bancaires peuvent être comprises en partie comme une démonstration de progrès en matière de conformité auprès des évaluateurs du GAFI.
L’Algérie a également établi un partenariat avec les États-Unis dans le cadre du programme ICITAP (International Criminal Investigative Training Assistance Program). Depuis début 2025, des ateliers organisés par le ministère de la Justice et l’ambassade des États-Unis ont réuni des magistrats, des experts de la Banque d’Algérie, des analystes du CTRF (Cellule de Traitement du Renseignement Financier) et des officiers de police judiciaire — encadrés par d’anciens enquêteurs du FBI et des spécialistes OSINT — pour se former au traçage des flux de cryptomonnaies et à l’analyse des réseaux de transactions frauduleuses.
Crypto vs blockchain : une distinction importante
Une idée fausse courante veut qu’interdire les cryptomonnaies revienne automatiquement à interdire la technologie blockchain (chaîne de blocs). Ce n’est pas le cas en droit algérien.
Les lois citées ci-dessus visent spécifiquement les actifs virtuels et les transactions en cryptomonnaies, et non la technologie des registres distribués (DLT) en elle-même. Rien n’empêche les projets blockchain sans lien avec le trading. Les systèmes blockchain peuvent encore potentiellement être utilisés pour :
- Le suivi de la chaîne d’approvisionnement
- La vérification d’identité
- L’authentification de documents
- La modernisation de l’infrastructure financière
Plus significativement, l’Algérie explore activement une monnaie numérique de banque centrale (MNBC). La loi monétaire et bancaire n° 23-09 (promulguée en 2023) fournit le cadre juridique :
- L’article 2 stipule que la monnaie nationale peut prendre une forme numérique, appelée « dinar numérique algérien »
- L’article 4 confère au dinar numérique le même statut de cours légal que la monnaie physique — « pouvoir libératoire illimité »
Le Premier ministre Aimene Benabderrahmane a annoncé l’initiative du dinar numérique fin 2022 dans le cadre de la stratégie de numérisation des paiements de l’Algérie. Cependant, début 2026, le projet reste en phase de recherche. La Banque d’Algérie n’a pas encore émis de réglementations d’application régissant l’architecture technique du dinar numérique, ses critères d’émission ou son cadre opérationnel.
Le dinar numérique diffère fondamentalement des cryptomonnaies privées : il serait émis et contrôlé par la banque centrale, fonctionnant au sein du système monétaire souverain plutôt que sur des réseaux décentralisés.
Source : Loi monétaire et bancaire n° 23-09 — Banque d’Algérie
La réalité : une interdiction n’arrête pas l’usage
Malgré l’interdiction légale, l’Algérie figure parmi les principaux marchés de cryptomonnaies de la région MENA. Chainalysis a classé l’Algérie 43e au niveau mondial et 7e en Afrique dans son indice d’adoption crypto 2024. Le trading pair-à-pair persiste via des groupes de messagerie chiffrée, des échanges décentralisés et des transactions en espèces contre crypto en personne, particulièrement à Alger et Oran.
L’USDT (Tether) est devenu l’actif dominant, fonctionnant comme un substitut de « dollar numérique ». Les utilisateurs s’appuient sur les stablecoins pour préserver leur épargne contre la dévaluation du dinar, réduire les coûts de transfert et accéder aux marchés financiers mondiaux.
Toutefois, en droit algérien, toutes ces activités constituent des infractions pénales, quel que soit le mode opératoire. Le cadre juridique vise l’acte en lui-même — acheter, détenir, miner ou promouvoir des actifs virtuels — et pas uniquement l’utilisation de plateformes d’échange réglementées. Les transactions pair-à-pair comportent le même risque juridique que le trading sur plateforme.
Comment l’Algérie se compare : Maroc et Népal
L’Algérie, le Maroc et le Népal ont tous interdit les cryptomonnaies entre 2017 et 2018. Leurs trajectoires depuis lors révèlent trois parcours très différents :
Le Maroc revient activement sur son interdiction. En novembre 2024, le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a confirmé un projet de loi pour réguler les crypto-actifs, élaboré avec le concours de la Banque mondiale et du FMI. Le projet de loi 42.25 (dévoilé fin 2025) établit un cadre de licences pour les plateformes d’échange tout en maintenant l’interdiction des cryptos comme moyen de paiement. Environ 6 millions de Marocains (16 % de la population) détiennent déjà des cryptomonnaies, et le Maroc se classe 27e mondial dans l’indice d’adoption Chainalysis 2024.
Le Népal maintient son interdiction avec une application active. La Nepal Rastra Bank a étendu sa prohibition au minage en janvier 2022. Les sanctions sont plus sévères qu’en Algérie : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement, des amendes équivalant à trois fois le montant de la transaction et la confiscation des actifs. Plus de 50 arrestations liées aux cryptomonnaies ont été signalées en 2024-2025.
L’Algérie a durci sa position. Plutôt que d’évoluer vers la réglementation (comme le Maroc) ou de simplement renforcer l’application (comme le Népal), l’Algérie a bâti une architecture juridique entièrement nouvelle — criminalisant les cryptos dans le cadre de la loi anti-blanchiment, ajoutant le minage et la promotion à l’interdiction, et déployant une surveillance au niveau bancaire.
En résumé
En 2026, l’Algérie maintient l’une des interdictions de cryptomonnaies les plus complètes au monde. Trois piliers juridiques définissent le cadre actuel :
- Loi de finances n° 17-11 (2018) — L’article 117 a interdit l’achat, la vente, l’utilisation et la détention de monnaies virtuelles. Aucune sanction spécifique. Le minage exclu du champ d’application.
Source : Journal Officiel n° 76/2017 - Loi n° 25-10 (juillet 2025) — Les articles 6 bis et 31 bis ont étendu l’interdiction à tous les actifs virtuels, ajouté le minage et la promotion, et introduit des sanctions pénales de 2 mois à 1 an d’emprisonnement et des amendes de 200 000 à 1 000 000 DZD.
Source : Journal Officiel n° 48/2025 - Instruction n° 06/2025 de la Commission Bancaire (novembre 2025) — Impose aux institutions financières de détecter, bloquer et signaler systématiquement les transactions liées aux cryptomonnaies selon sept catégories d’indicateurs suspects.
Source : Banque d’Algérie — Lignes directrices
Alors que de nombreux pays évoluent vers des marchés crypto réglementés ou explorent les monnaies numériques, les régulateurs algériens ont envoyé un message clair : les cryptomonnaies n’ont pas de place légale dans le système financier algérien. La question de savoir si cette prohibition peut tenir face à une population qui se classe déjà 43e mondial en adoption crypto reste ouverte.
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🧭 Radar de Décision
| Dimension | Évaluation |
|---|---|
| Pertinence pour l’Algérie | Élevé — concerne directement toute personne détenant, échangeant, minant ou promouvant des cryptos en Algérie, les sanctions pénales étant désormais en vigueur |
| Calendrier d’action | Immédiat — La loi 25-10 et l’instruction 06/2025 sont déjà applicables ; la surveillance bancaire est active |
| Parties prenantes clés | Entrepreneurs fintech, professionnels IT, conseillers juridiques, responsables conformité, Banque d’Algérie, ministère de la Justice, étudiants explorant les carrières blockchain |
| Type de décision | Stratégique — nécessite de comprendre la frontière juridique entre les activités crypto interdites et les projets blockchain/DLT autorisés |
| Niveau de priorité | Critique — les sanctions pénales (prison + amendes) sont en vigueur sans dispositions transitoires |
En bref : Si vous détenez, échangez, minez ou promouvez des cryptomonnaies en Algérie, vous commettez une infraction pénale au titre de la loi 25-10, passible d’un an d’emprisonnement. Les fondateurs fintech et développeurs blockchain doivent soigneusement distinguer les activités d’actifs virtuels interdites des applications de technologie des registres distribués autorisées. Toute personne impliquée dans les cryptos devrait consulter un avocat sans délai — il n’existe ni période d’amnistie ni voie légale pour se dessaisir au sein du système.
Sources et lectures complémentaires
- Loi de finances n° 17-11 pour 2018 (article 117) — Journal Officiel n° 76
- Loi n° 25-10 (2025), amendement LBC/FT — Journal Officiel n° 48
- Banque d’Algérie — Lignes directrices sur les actifs virtuels (instruction n° 06/2025)
- APS — La Banque d’Algérie définit les lignes directrices d’identification et d’interdiction
- Loi monétaire et bancaire n° 23-09 — Banque d’Algérie
- GAFI — Page pays Algérie et liste grise (octobre 2024)
- GAFIMOAN — Rapport d’évaluation mutuelle de l’Algérie (2023)
- Chainalysis — Adoption crypto MENA 2024
- FinCrime Central — Analyse de conformité de l’interdiction crypto en Algérie
- Texte intégral de la loi n° 25-10 — CNA.dz
- TSA Algérie — Sept opérations bancaires sous surveillance
- Algérie Éco — Nouvelles lignes directrices de la Banque d’Algérie sur les actifs virtuels
- Maghreb Émergent — Loi 25-10, GAFI, FBI : comment l’Algérie arme sa justice contre les cryptos





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