⚡ Points Clés

Le Décret présidentiel n° 26-07 (7 janvier 2026) oblige chaque institution publique algérienne — ministères, agences, entreprises publiques — à créer une unité de cybersécurité dédiée rendant compte directement à la direction institutionnelle, distincte de la gestion informatique. Le décret fait suite aux données 2024 montrant 70+ millions de tentatives de cyberattaques sur les systèmes algériens et s’appuie sur la Stratégie nationale signée une semaine plus tôt.

En résumé: Les directeurs informatiques du secteur public doivent commencer dès maintenant à structurer leur unité de cybersécurité et à s’engager proactivement avec ASSI — les premiers acteurs façonneront les normes de mise en œuvre ; les prestataires doivent préparer une annexe de conformité au Décret 26-07 avant leur prochaine soumission dans le secteur public.

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🧭 Radar de Décision

Pertinence pour l’Algérie
Élevé

Le Décret présidentiel 26-07 crée une obligation directe légalement mandatée pour chaque institution publique algérienne — l’exigence de conformité n’est pas consultative et affecte des centaines d’entités, des ministères aux entreprises publiques.
Calendrier d’action
Immédiat

Le décret est déjà en vigueur (publié le 21 janvier 2026) sans délai de conformité spécifié, ce qui signifie que les institutions et prestataires qui agissent maintenant font face à moins de concurrence et ont l’opportunité de façonner les normes de mise en œuvre précoce.
Parties prenantes clés
Directeurs informatiques du secteur public, RSSI, consultants en cybersécurité, fournisseurs de services de sécurité managés, candidats à la certification ASSI

Assessment: Directeurs informatiques du secteur public, RSSI, consultants en cybersécurité, fournisseurs de services de sécurité managés, candidats à la certification ASSI. Review the full article for detailed context and recommendations.
Type de décision
Stratégique

Cet article fournit une feuille de route de conformité et un cadre de positionnement concurrentiel pour les institutions du secteur public et les prestataires privés — le décret change les règles d’engagement pour quiconque opère à l’intersection de l’IT public et de la sécurité.
Niveau de priorité
Élevé

La combinaison d’un mandat en vigueur, d’un paysage de menaces à 70+ millions d’attaques en 2024, et de l’absence de délai spécifié crée à la fois une urgence et une fenêtre de premier mouvement qui se rétrécit à mesure que davantage d’institutions commencent à mettre en œuvre.

En bref: Les directeurs informatiques du secteur public devraient traiter le Décret 26-07 comme une priorité immédiate de gouvernance — commencer à rédiger l’organigramme et le mandat de la nouvelle unité de cybersécurité maintenant, avant qu’ASSI publie ses modèles d’orientation, afin que votre institution façonne les normes plutôt que de les suivre. Les prestataires de cybersécurité devraient préparer une annexe de conformité au Décret 26-07 pour leurs contrats dans le secteur public avant l’ouverture du prochain cycle d’appels d’offres.

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Ce que le Décret 26-07 Exige Concrètement

La portée structurelle du Décret présidentiel n° 26-07 ne réside pas dans son existence — l’Algérie dispose d’un cadre national de cybersécurité depuis janvier 2020 — mais dans le fait qu’il mandate des unités opérationnelles au sein de chaque institution publique. Les cadres précédents plaçaient l’ASSI (Agence de la Sécurité des Systèmes d’Information) au centre de la coordination nationale ; le Décret 26-07 distribue la responsabilité vers le bas, dans chaque ministère, agence et entreprise publique.

Selon Ecofin Agency, chaque entité publique doit créer une unité de cybersécurité dédiée qui opère séparément des départements de gestion informatique et rend compte directement à la direction institutionnelle — non pas au DSI. L’unité porte quatre responsabilités principales : concevoir et superviser la politique de cybersécurité de l’institution ; effectuer la cartographie des risques avec des plans de remédiation déployés ; assurer une surveillance continue et des audits réguliers ; et mandater le signalement immédiat des incidents aux autorités compétentes, y compris ASSI, pour les événements significatifs.

Le décret étend également sa portée aux marchés publics : les unités de cybersécurité doivent travailler avec les organes de passation de marchés et de sécurité interne pour renforcer les clauses de sécurité dans les contrats d’externalisation. Tout prestataire qui signe un contrat informatique dans le secteur public après janvier 2026 devrait s’attendre à ce que son accord inclue des obligations de sécurité découlant directement de ce décret.

TechAfrica News a rapporté que le décret complète l’institutionnalisation du rôle de RSSI dans les entités étatiques — une réforme de gouvernance qu’ASSI construisait depuis le cadre de 2020. Ensemble, ils représentent une architecture à deux couches : ASSI coordonne au niveau national ; les unités institutionnelles exécutent localement. Le décret ne prévoit pas de délai de conformité, ce qui signifie que le rythme de mise en œuvre est fixé par le chef de chaque institution — une caractéristique qui crée une opportunité pour les pionniers et un risque pour les retardataires.

Le Contexte de Menaces qui a Motivé le Mandat

Le calendrier du Décret 26-07 n’est pas fortuit. Les données de menaces algériennes pour 2024 sont éloquentes : plus de 70 millions de tentatives d’attaques ont ciblé les systèmes algériens au cours de l’année, dont plus de 13 millions de tentatives de phishing bloquées et près de 750 000 pièces jointes malveillantes détectées et stoppées. Le pays s’est classé 17e parmi les nations les plus ciblées au monde — un classement qui reflète à la fois l’expansion des services numériques et l’impératif stratégique de renforcer les défenses institutionnelles au niveau du secteur public.

Le Président Tebboune avait déjà répondu au niveau stratégique : le 30 décembre 2025, il a signé le Décret présidentiel n° 25-321 approuvant formellement la Stratégie nationale de cybersécurité de l’Algérie pour 2025–2029. Une semaine plus tard, le Décret 26-07 a fourni l’architecture opérationnelle. Le séquençage est important — la stratégie fixe la direction, le décret mandate la machinerie institutionnelle.

La stratégie 2025–2029 dirigée par ASSI s’articule autour de quatre piliers : renforcement des capacités techniques, développement juridique et réglementaire, éducation et recherche, et coopération structurée. Le Directeur général, le Général-major Abdeslam Belghoul, a défini la souveraineté numérique — la capacité de l’État à contrôler ses propres données, réseaux, logiciels et systèmes d’information — comme la doctrine qui sous-tend la stratégie. Le Décret 26-07 est le premier output opérationnel majeur de cette doctrine.

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Ce que Cela Signifie pour les Professionnels et Prestataires de Cybersécurité Algériens

1. La Certification Est Désormais une Exigence d’Approvisionnement — Obtenez-la Avant le Pic de Demande

Chaque nouvelle unité de cybersécurité créée sous le Décret 26-07 a besoin d’un responsable d’unité et d’au moins un professionnel de cybersécurité certifié. Avec des centaines d’institutions publiques tenues de se conformer, le signal de demande est clair : le pool algérien de détenteurs des certifications CISSP, CISM ou CEH — ainsi que les certifications nationales reconnues par ASSI — est sur le point de faire face à une pression institutionnelle sans précédent.

Pour les professionnels individuels, la bonne démarche stratégique est d’accélérer la certification maintenant, avant que la concurrence pour ces postes ne s’intensifie. Les candidats qui combinent une formation technique en sécurité avec de l’expérience dans les référentiels de gouvernance (ISO 27001, NIST CSF) sont les plus solides, car le Décret 26-07 cadre explicitement les responsabilités des unités autour de la conception de politiques et de la cartographie des risques — des fonctions de gouvernance — et pas seulement de la réponse technique aux incidents.

2. Les Prestataires Doivent Aligner Leurs Contrats sur la Terminologie d’Approvisionnement du Décret

L’exigence du décret que les unités de cybersécurité participent aux clauses de sécurité des contrats d’externalisation est un signal commercial direct aux prestataires IT et cybersécurité opérant dans le secteur public. Toute entreprise soumissionnant à des contrats dans le secteur public après janvier 2026 devrait s’attendre à ce que les appels d’offres incluent des annexes de sécurité dérivées du Décret 26-07 — couvrant les obligations de cartographie des risques, les SLA de notification d’incidents et la conformité à la protection des données.

Les prestataires qui développent proactivement une annexe de conformité au Décret 26-07 — un document court expliquant comment leur architecture de service, leurs procédures de notification d’incidents et leurs pratiques de traitement des données satisfont aux exigences du décret — progresseront plus rapidement dans les cycles d’approvisionnement. Ceux qui attendent que l’institution définisse les exigences dans l’appel d’offres seront en position de faiblesse.

3. L’Absence de Délai Est une Opportunité pour les Premiers Acteurs

Aucun délai de conformité n’est spécifié dans le Décret 26-07. Cela peut sembler une caractéristique réductrice de risque, mais en pratique, cela crée une fenêtre dans laquelle les institutions pionnières peuvent établir les pratiques de référence que les autres suivront. Pour les consultants en cybersécurité et les fournisseurs de services de sécurité managés, c’est le moment de rechercher des engagements pilotes précoces avec des ministères et agences motivés à montrer la voie.

Le rôle de coordination d’ASSI dans le cadre du décret signifie qu’elle publiera éventuellement des orientations de mise en œuvre — notes techniques, politiques types et formats de rapport. Les entreprises qui participent aux déploiements institutionnels précoces seront celles dont les méthodologies informeront ces modèles. Influencer le document d’orientation vaut plus qu’être un conformiste efficace après sa publication.

La Vision d’Ensemble : Un Marché du Secteur Public qui N’Existait pas Avant Janvier 2026

Le Décret 26-07 a effectivement créé un nouveau marché de la cybersécurité dans le secteur public du jour au lendemain. Avant le 7 janvier 2026, la conversation sur la cybersécurité dans les institutions publiques algériennes était aspirationnelle — reconnue comme importante, mais sans mandat structurel pour allouer des ressources. Après le 7 janvier, chaque ministre et chef d’agence est légalement responsable de créer une unité et de coordonner avec ASSI. Ce passage de l’aspiration à l’obligation est ce qui crée un marché.

La taille de ce marché n’est pas négligeable. L’Algérie compte plus de 40 ministères, des centaines d’agences publiques et des milliers d’entreprises publiques entrant dans le champ du décret. Même si seulement le premier niveau d’institutions — les 40 à 50 agences les plus numérisées — met en œuvre en 2026, la demande de professionnels certifiés, d’outils de sécurité, de services d’évaluation des risques et de détection-réponse managée alignée ASSI sera substantielle.

Le décret établit également la plomberie institutionnelle pour un réseau de partage d’informations de sécurité à l’échelle du secteur : toutes les unités rendent compte à ASSI sur les incidents significatifs, ce qui signifie qu’ASSI accumule un tableau de renseignement sur les menaces nationales qu’elle peut redistribuer aux institutions. L’Algérie construit, en somme, l’infrastructure d’un écosystème national de cyberdéfense — et le Décret 26-07 en est la couche fondatrice.

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Questions Fréquemment Posées

Qu’exige concrètement le Décret présidentiel 26-07 des institutions publiques algériennes ?

Chaque institution publique doit créer une unité de cybersécurité dédiée qui opère indépendamment de la fonction de gestion informatique et rend compte directement au chef de l’institution — non pas au DSI. L’unité est chargée de la conception de la politique de cybersécurité, de la cartographie des risques, de la surveillance continue et du signalement immédiat des incidents à ASSI et aux autres autorités compétentes. Le décret étend également les responsabilités de l’unité à l’examen des clauses de sécurité dans les contrats d’externalisation et d’approvisionnement, le rendant pertinent pour tout prestataire opérant dans le secteur public.

Comment le rôle d’ASSI évolue-t-il sous le Décret 26-07 ?

L’ASSI — l’Agence de la Sécurité des Systèmes d’Information, opérant sous le Ministère de la Défense nationale — conserve son mandat de coordination national mais dispose désormais d’une relation de reporting formelle avec chaque unité de cybersécurité institutionnelle créée sous le décret. Les incidents significatifs doivent être immédiatement signalés à ASSI, ce qui lui permet de constituer un tableau de renseignement sur les menaces nationales. L’agence devrait publier des orientations de mise en œuvre — modèles, notes techniques, formats de rapport — sur la base des premiers déploiements, donnant aux institutions pionnières une influence sur les orientations que les institutions ultérieures suivront.

Y a-t-il un délai de conformité pour le Décret 26-07 ?

Aucun délai de conformité spécifique n’est fixé dans le décret. Le rythme de mise en œuvre est à la discrétion de chaque chef d’institution. Cela crée à la fois un risque — les institutions retardataires pourraient faire face à une pression future lorsqu’ASSI établira des mécanismes d’inspection — et une opportunité pour les prestataires et professionnels de cybersécurité qui peuvent s’engager avec les institutions pilotes précoces et établir la norme de mise en œuvre de facto avant la publication des orientations formelles.

Sources et lectures complémentaires