⚡ Points Clés

Le décret exécutif n° 26-97, signé le 31 janvier 2026 et publié le 15 février 2026, refond le régime algérien d’homologation des équipements de communication électronique. La validité des certificats passe à cinq ans au lieu de trois, les demandes migrent vers un portail numérique, les échantillons doivent être soumis sous cinq jours ouvrables et le marquage sur l’appareil devient la règle.

En résumé : Les importateurs et distributeurs algériens devraient inventorier les certificats actifs, pré-positionner les échantillons d’homologation dans le pays, former un responsable unique du portail numérique et cartographier chaque référence entre ARPCE et ANF avant de déposer leurs prochaines demandes.

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🧭 Radar de Décision

Pertinence pour l’Algérie
Élevé

Le décret régit directement les équipements télécoms, Wi-Fi, modules radio, objets connectés et électronique grand public introduits en Algérie — un pan très large de l’économie des importations tech.
Calendrier d’action
Immédiat

Le décret a été signé le 31 janvier 2026 et publié au Journal Officiel le 15 février 2026. Les importateurs qui expédient en 2026 ont besoin de processus à jour dès maintenant.
Parties prenantes clés
Importateurs, distributeurs, fournisseurs télécoms, intégrateurs IoT, agents en douane, responsables conformité
Type de décision
Tactique

Une mise à jour opérationnelle ciblée — logistique des échantillons, formation au portail, étiquetage — plutôt qu’une refonte stratégique.
Niveau de priorité
Élevé

Rater la fenêtre de cinq jours pour les échantillons ou déposer auprès de la mauvaise autorité bloque directement les expéditions, avec un impact tangible sur le chiffre d’affaires.

En bref : Les importateurs et distributeurs algériens devraient cartographier chaque référence entre ARPCE et ANF, planifier la logistique des échantillons pour qu’ils atterrissent dans la fenêtre des cinq jours ouvrables, aligner l’étiquetage usine sur la règle « d’abord sur l’appareil », et désigner un responsable unique pour le portail numérique avant leur prochaine vague de dépôts.

Ce qui change et quand

Pendant des années, faire entrer en Algérie des équipements connectés — routeurs, points d’accès Wi-Fi, modules radio, objets connectés, électronique grand public — signifiait naviguer dans un régime d’homologation papier géré par l’ARPCE pour les équipements du réseau public et par l’ANF pour certaines installations radio. Le décret exécutif n° 26-97, signé le 31 janvier 2026 et publié au Journal Officiel du 15 février 2026, modernise ce régime.

Les changements sont substantiels mais ciblés : ils allongent la validité des certificats, numérisent le processus, resserrent les délais de dépôt des échantillons et clarifient l’étiquetage. Pour les importateurs et distributeurs, chacun de ces éléments modifie les hypothèses de planification des expéditions 2026.

Validité des certificats portée à cinq ans

Dans le cadre précédent, les certificats d’homologation avaient une validité de trois ans. Le décret 26-97 la porte à cinq ans. Pour les importateurs et les vendeurs qui commercialisent les mêmes références sur plusieurs cycles, c’est significatif : le coût de recertification d’une famille de produits recule d’environ tous les trois ans à tous les cinq ans.

En argent, pour un importateur qui fait tourner des dizaines de références, c’est une réduction tangible des dépenses de certification par cycle de vie du produit — et moins de fenêtres où un certificat peut expirer au milieu d’une expédition.

Un système de demande numérique

Le décret introduit un système de demande numérique pour l’homologation. Concrètement, cela fait basculer les dépôts du dossier papier et des courses en courrier vers un portail en ligne — aligné sur la dynamique plus large du gouvernement numérique en Algérie.

Pour les importateurs, les conséquences sont opérationnelles plus que juridiques : les pièces à produire restent proches (dossier technique, rapports d’essais, déclarations de conformité, identité du demandeur), mais le flux, les délais de réponse et l’archivage changent. Les équipes qui s’appuient aujourd’hui sur des agents externes ou des consultants pour gérer la paperasse devraient revoir si cet arrangement correspond encore à un processus nativement numérique.

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Un délai serré de cinq jours ouvrables pour les échantillons

L’un des changements opérationnellement les plus marquants est la fenêtre de cinq jours ouvrables pour soumettre les échantillons physiques après dépôt de la demande. Au-delà, la demande peut être rejetée.

Cela a des conséquences concrètes sur la planification logistique et des stocks :

  • Les échantillons doivent déjà être en Algérie, ou en transit avec un ETA fiable, avant le dépôt — pas commandés à l’usine après coup.
  • La logistique douanière et entrepôt doit être pré-alignée, faute de quoi une caisse d’échantillons dédouanée risque de rester une semaine dans un centre de distribution.
  • Les processus internes qui considéraient « déposer la demande et voir ce que l’ARPCE/ANF demande ensuite » comme une séquence viable ne fonctionnent plus.

Les importateurs habitués à un calendrier plus souple devraient monter un « flux d’échantillons de certification » dédié, avec des échantillons pré-dédouanés stockés localement.

Étiquetage : d’abord sur l’appareil, ensuite sur la documentation

Le décret 26-97 clarifie les exigences d’étiquetage : la marque d’homologation doit figurer directement sur l’appareil chaque fois que c’est techniquement possible. Lorsque l’étiquetage sur l’appareil n’est pas réalisable — petits modules IoT, capteurs miniaturisés, produits uniquement e-SIM — la marque peut apparaître sur le manuel utilisateur ou sur l’emballage.

Les importateurs d’équipements de petit format devraient vérifier avec leurs usines comment la marque sera appliquée : sur la coque, par gravure laser ou par sérigraphie conforme. Pour les fournisseurs IoT expédiant des modules non étiquetés à des chaînes d’intégration, l’emplacement de la marque dans la documentation et l’emballage doit être clairement spécifié.

Qui régule quoi : ARPCE et ANF

Le décret maintient aussi une répartition clarifiante entre régulateurs. L’ANF (Agence Nationale des Fréquences) est responsable de l’homologation des installations radio non publiques, tandis que l’ARPCE (Autorité de Régulation de la Poste et des Communications Électroniques) traite les équipements destinés à se connecter au réseau public ouvert.

Importateurs et intégrateurs doivent rattacher chaque référence à la bonne autorité — exercice pas évident pour des produits multi-usage comme les small cells, les passerelles IoT industrielles ou les radios professionnelles qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre de la ligne public/privé.

Que devraient faire importateurs et distributeurs en 2026

Une check-list opérationnelle 2026 :

  1. Inventorier les certificats en vigueur. Recenser chaque référence détenant un certificat actif ARPCE ou ANF, sa date d’expiration et son éligibilité au renouvellement sous le nouveau régime des cinq ans.
  2. Pré-positionner les échantillons. Replanifier la logistique des échantillons de certification pour qu’ils soient prêts dans le pays dans la fenêtre des cinq jours ouvrables. Maintenir un petit stock tampon d’échantillons pré-dédouanés lorsque c’est possible.
  3. Former l’équipe au portail numérique. À mesure que le portail se déploie, désigner un responsable unique dans chaque organisation pour les dépôts, l’archivage des certificats et les renouvellements.
  4. Réviser l’étiquetage avec les usines. Pour toute nouvelle référence prévue en Algérie en 2026, confirmer que la marque d’homologation peut être apposée sur l’appareil, ou à défaut que la documentation et l’emballage répondent aux exigences alternatives.
  5. Cartographier les références entre ARPCE et ANF. Vérifier deux fois le régulateur responsable de chaque produit pour éviter les dépôts mal orientés qui remettent le chrono à zéro.

Pour l’économie numérique algérienne au sens large, cette modernisation est une bonne nouvelle : elle resserre un processus qui ajoutait une friction réelle à l’entrée des équipements connectés dans le pays. Pour les importateurs, c’est un projet opérationnel simple — à clôturer cette année plutôt qu’à hériter sur les expéditions 2027.

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Questions Fréquemment Posées

Quand le décret exécutif 26-97 entre-t-il en vigueur en Algérie ?

Le décret a été signé le 31 janvier 2026 et publié au Journal Officiel n° 13 du 15 février 2026. À partir de cette date, le nouveau cadre d’homologation — validité de cinq ans, système de demande numérique et règles de dépôt des échantillons — s’applique aux nouvelles demandes pour les équipements télécoms en Algérie.

Qu’advient-il des certificats d’homologation émis sous l’ancien cadre ?

Les certificats émis sous le régime antérieur de trois ans restent valables jusqu’à leur date d’expiration. Au renouvellement, les produits passant par le nouveau processus bénéficient de la validité étendue à cinq ans. Les importateurs devraient inventorier tous les certificats actifs et planifier les renouvellements selon les échéances existantes, et non selon la date de publication du décret.

Comment se répartissent ARPCE et ANF pour un appareil connecté ?

L’ARPCE est responsable de l’homologation des équipements destinés à se connecter au réseau public ouvert — la voie typique pour la plupart des équipements télécoms grand public et des équipements utilisés par des opérateurs publics. L’ANF est responsable des installations radio non publiques. Pour un appareil multi-usage, c’est le cas d’usage qui détermine l’autorité : le même module radio peut relever de l’ARPCE ou de l’ANF selon qu’il se connectera in fine au réseau public ou à un déploiement radio privé.

Sources et lectures complémentaires