⚡ Points Clés

Chaque jour, des millions d’Algériens ouvrent Instagram, effectuent des recherches sur Google, regardent Netflix en streaming et téléchargent des applications depuis l’Apple App Store et Google Play. Ils regardent des publicités YouTube, cliquent sur des publications sponsorisées de Meta et s’abonnent à Spotify.

En résumé : La DGI devrait commander une étude d’impact fiscal quantifiant le manque à gagner des revenus non taxés des plateformes numériques sous 3 mois. Le ministère des Finances devrait inclure un mécanisme de retenue à la source au niveau bancaire pour les paiements aux plateformes numériques dans la loi de finances 2027, inspiré de l’approche tunisienne. Les entreprises numériques locales devraient s’engager via l’ABEF et l’écosystème startup pour s’assurer que la conception de la taxe ne pénalise pas les plateformes algériennes.

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🧭 Radar de Décision

Pertinence pour l’Algérie
Élevée

Les près de 38 millions d’internautes algériens génèrent des centaines de millions de revenus annuels des plateformes numériques, dont pratiquement aucun n’est effectivement taxé
Calendrier d’action
6-12 mois

Un délai d’action de 6 à 12 mois permet de planifier tout en maintenant l’urgence.
Parties prenantes clés
Ministère des Finances, Direction Générale des Impôts
Type de décision
Stratégique

Cet article fournit des orientations stratégiques pour la planification à long terme et l’allocation des ressources.
Niveau de priorité
Élevé

Il s’agit d’un élément hautement prioritaire justifiant une action à court terme et des ressources dédiées.

Synthèse : Les plateformes numériques étrangères extraient des centaines de millions de dollars annuellement de l’économie numérique algérienne tout en payant un minimum d’impôts locaux. Avec le retrait américain de l’accord fiscal mondial de l’OCDE rendant une solution multilatérale improbable, et avec les voisins tunisien, marocain et égyptien ayant déjà agi, l’Algérie devrait commander une étude des revenus immédiatement et inclure une législation TSN ciblée dans la prochaine loi de finances. La retenue à la source de 30 pour cent existe sur le papier mais échoue en pratique contre des plateformes sans présence physique. Un mécanisme de retenue au niveau bancaire, éprouvé en Tunisie et sur d’autres marchés, comblerait la lacune d’application.

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