⚡ Points Clés

L’Algérie accueille l’ICT Africa Summit (21-23 avril au SAFEX) quelques semaines après l’adoption par les ministres africains de la Déclaration d’Alger sur la souveraineté des télécommunications (2026-2030). Le pays appuie ses ambitions de hub continental avec plus de 200 000 km de fibre, plus de 3 millions de connexions FTTH et deux nouveaux câbles sous-marins mis en service en 2026.

En résumé : Les entreprises technologiques algériennes devraient s’inscrire immédiatement à l’ICT Africa Summit pour se positionner sur les contrats d’infrastructure panafricains et les partenariats que générera la feuille de route quinquennale de la Déclaration d’Alger.

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🧭 Radar de Décision

Pertinence pour l’Algérie
Élevé

L’Algérie est l’auteur de la Déclaration d’Alger et accueille des sommets continentaux consécutifs, se positionnant comme l’architecte des règles de l’infrastructure numérique africaine.
Calendrier d’action
Immédiat

L’ICT Africa Summit se tient du 21 au 23 avril 2026, et la feuille de route quinquennale de la Déclaration d’Alger démarre maintenant.
Parties prenantes clés
Directeurs techniques, directeurs du développement commercial, fondateurs de startups, opérateurs télécoms, responsables des achats IT publics, fournisseurs cloud
Type de décision
Stratégique

Cet événement façonne les partenariats d’infrastructure continentale et les pipelines d’approvisionnement qui définiront le rôle de l’Algérie dans l’économie numérique africaine jusqu’en 2030.
Niveau de priorité
Élevé

La convergence de la Déclaration d’Alger, du Global Africa Tech et de l’ICT Africa Summit crée une fenêtre de positionnement unique pour les entreprises algériennes sur les marchés panafricains.

En bref : Les entreprises technologiques algériennes devraient prioriser leur participation à l’ICT Africa Summit (21-23 avril) pour capitaliser sur l’élan créé par la Déclaration d’Alger et le Global Africa Tech. C’est une fenêtre étroite pour se positionner en vue de partenariats panafricains et de contrats d’infrastructure continentale. Les startups devraient postuler au Startup Village immédiatement ; les entreprises devraient cibler les sessions de matchmaking B2B.

Le sommet qui cimente les ambitions numériques de l’Algérie

Du 21 au 23 avril, le ICT Africa Summit s’installe au Centre d’expositions SAFEX à Alger sous la bannière « Unlocking Digital Horizons », réunissant entreprises technologiques, startups, investisseurs, décideurs et experts de toute l’Afrique. Le calendrier est délibéré : quelques semaines après le forum historique Global Africa Tech 2026 et l’adoption de la Déclaration d’Alger sur la souveraineté des télécommunications, ce sommet confirme l’émergence de l’Algérie comme acteur sérieux pour devenir le hub d’infrastructure numérique de l’Afrique.

L’édition 2025 avait accueilli plus de 15 000 visiteurs et 150 exposants. Pour 2026, les organisateurs ont considérablement relevé l’ambition, structurant le programme autour de forums thématiques couvrant HealthTech, TransportTech et EnergyTech. Un Startup Village dédié mettra en lumière les innovateurs locaux et continentaux, et une plateforme de matchmaking B2B optimisée par l’IA permettra des échanges commerciaux structurés au-delà du simple réseautage.

La Déclaration d’Alger : écrire les règles

Le 30 mars 2026, les ministres africains en charge des télécommunications ont adopté la Déclaration d’Alger sur la souveraineté des télécommunications africaines et la connectivité intégrée (2026-2030) lors du forum Global Africa Tech, également tenu à Alger. Ce document politique engage les nations signataires dans une approche unifiée de l’infrastructure numérique continentale sur cinq ans.

Les dispositions clés de la déclaration comprennent l’expansion d’une connectivité significative et abordable avec priorité aux communautés rurales et mal desservies ; le développement d’infrastructures intégrées reliant réseaux terrestres, sous-marins et satellitaires ; le renforcement des écosystèmes numériques locaux par des investissements dans les data centers, les points d’échange internet et les services cloud souverains ; la protection des infrastructures critiques de télécommunications par une cybersécurité renforcée ; et l’avancement de la souveraineté des données en gardant les données africaines sur le sol africain.

Le cadre s’aligne sur les Objectifs de développement durable de l’ONU et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Que l’Algérie ait rédigé, accueilli et défendu cette déclaration signale un positionnement stratégique délibéré — Alger n’offre pas simplement un espace de conférence mais écrit les règles.

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L’avantage infrastructurel de l’Algérie

La candidature de l’Algérie pour devenir le carrefour numérique de l’Afrique repose sur des infrastructures concrètes. Le pays a déployé plus de 200 000 km de câble à fibre optique, avec le backbone transsaharien de 2 548 km s’étendant d’Alger aux frontières du Niger (via In Guezzam) et de la Mauritanie (via Tindouf). Les connexions fibre jusqu’au domicile ont dépassé 3 millions de foyers en février 2026, avec le plan « Tout Fibre » du gouvernement visant l’élimination complète du cuivre d’ici 2027.

Sur le front des câbles sous-marins, deux câbles majeurs entrent en service en 2026. Le système de câble Medusa comporte jusqu’à 24 paires de fibres chacune capable de transporter 20 Tbps, reliant l’Algérie à cinq nations méditerranéennes de l’UE. Le câble Africa-1 ajoute 200-300 Gbps de capacité. Ceux-ci complètent l’infrastructure existante (SEA-ME-WE 4, Medex et Orval) et porteront la bande passante internationale de l’Algérie bien au-delà de la capacité actuelle de 7,8 Tbps rapportée par Algérie Télécom.

En décembre 2025, le ministre des Postes et Télécommunications a annoncé la pose de la première pierre d’un autre projet de câble sous-marin, signalant que l’Algérie considère la bande passante internationale comme un actif stratégique.

Global Africa Tech : le précurseur

Le forum Global Africa Tech 2026, tenu du 28 au 30 mars à Alger, a servi de précurseur direct au ICT Africa Summit. L’événement a attiré plus de 5 000 participants de 45 pays, avec environ 50 ministres présents. Structuré autour de quatre piliers — Terre, Air, Mer et Espace — il a abordé la souveraineté numérique continentale sous le patronage du président Tebboune.

Le Sommet africain de la transformation numérique (ADTS 2026), organisé par l’Union africaine des télécommunications, s’est tenu en parallèle. Pour les professionnels tech algériens, la séquence Global Africa Tech suivie de l’ICT Africa Summit crée une fenêtre d’un mois d’engagement panafricain sans précédent dans l’histoire du pays.

Ce que cela signifie pour les entreprises algériennes

L’ICT Africa Summit offre des opportunités tangibles sur l’ensemble de la chaîne de valeur technologique. Les fournisseurs cloud et de data centers peuvent positionner leurs services face à la demande croissante d’infrastructure souveraine basée en Afrique. Les fabricants d’équipements télécoms gagnent en visibilité auprès des pipelines d’approvisionnement continentaux façonnés par la Déclaration d’Alger. Les startups peuvent exploiter le Startup Village pour accéder aux investisseurs et valider leur marché panafricain. Les entreprises de cybersécurité trouvent un public tout prêt vu l’accent mis par la déclaration sur la protection des infrastructures critiques.

La décision de l’Algérie d’accueillir des événements tech continentaux coup sur coup est un signal clair : le pays entend être un bâtisseur, et non simplement un consommateur, de l’avenir numérique de l’Afrique.

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Questions Fréquemment Posées

Qu’est-ce que la Déclaration d’Alger et pourquoi est-elle importante pour le secteur tech algérien ?

La Déclaration d’Alger sur la souveraineté des télécommunications africaines et la connectivité intégrée (2026-2030) a été adoptée par les ministres africains le 30 mars 2026. Elle engage les nations signataires à étendre la connectivité abordable, développer des infrastructures intégrées terrestres-sous-marines-satellitaires et avancer la souveraineté des données. L’Algérie a rédigé et défendu ce document, donnant à ses entreprises un avantage de premier arrivé dans le déploiement d’infrastructure continentale qui en résultera.

Comment l’infrastructure fibre de l’Algérie se compare-t-elle aux pairs africains ?

L’Algérie a déployé plus de 200 000 km de câble à fibre optique avec plus de 3 millions de foyers raccordés à la fibre en février 2026. Le backbone transsaharien de 2 548 km atteint les frontières du Niger et de la Mauritanie. Deux nouveaux câbles sous-marins (Medusa et Africa-1) entrent en service en 2026, ajoutant une bande passante internationale massive à la capacité existante de 7,8 Tbps. Cette infrastructure physique, combinée à la position géographique de l’Algérie entre Méditerranée et Sahel, en fait un hub de transit naturel.

Quelles opportunités l’ICT Africa Summit offre-t-il aux startups algériennes ?

L’ICT Africa Summit propose un Startup Village dédié permettant aux jeunes entreprises de présenter leurs solutions, rencontrer des investisseurs et gagner en visibilité panafricaine. La plateforme de matchmaking B2B optimisée par l’IA permet des rencontres structurées au-delà du simple réseautage. La Déclaration d’Alger créant une feuille de route quinquennale de déploiement d’infrastructure continentale, les startups dans le cloud, la cybersécurité et l’intégration télécom peuvent se positionner sur les pipelines d’approvisionnement de plusieurs nations africaines.

Sources et lectures complémentaires