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La loi startup en Algérie : le guide complet du cadre réglementaire en 2026

février 22, 2026

Modern co-working space with Algerian flag, laptop showing charts, and scales of justice overlooking Mediterranean cityscape

Introduction

L’Algérie a pris un tournant décisif vers le développement économique porté par les startups avec le décret exécutif n° 20-254 du 15 septembre 2020, qui a instauré le système national de labellisation des startups — la pièce maîtresse de ce que l’on appelle communément la loi startup. Cette législation, élaborée à travers une série de décrets exécutifs et de développements institutionnels au cours des années suivantes, a créé le premier cadre écosystémique formel en Algérie pour les entreprises innovantes à forte croissance : un système national de labellisation, un fonds d’investissement public, des incitations fiscales, des simplifications administratives et un cadre réglementaire pour le capital-risque (venture capital).

À la mi-2024, plus de 2 300 startups avaient été officiellement labellisées dans le cadre du système national. Les 124 incubateurs universitaires actifs en Algérie — impliquant 60 000 étudiants — ont produit 1 600 micro-entreprises, 1 175 projets labellisés « innovants » et 2 800 brevets déposés. Les startups algériennes ont levé 650 millions de dollars en 2024, soit une augmentation de 60 % par rapport à l’année précédente. Le gouvernement s’est fixé l’objectif ambitieux de 20 000 startups d’ici 2029. Le cadre FCPR (Fonds Commun de Placement à Risque), autorisé par la COSOB fin 2024, a ouvert pour la première fois de manière significative le capital-risque privé.

Cet article constitue le guide de référence du cadre réglementaire startup en Algérie tel qu’il se présente en 2026 — couvrant le système de labellisation, les incitations fiscales, les mécanismes d’investissement et les démarches pratiques pour naviguer dans l’écosystème.


Le label startup : définition et enjeux

Le pilier central du cadre startup en Algérie est le label startup national — une désignation formelle accordée par le ministère de l’Économie de la Connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, qui confère des droits, avantages et une reconnaissance spécifiques aux entreprises éligibles.

Critères d’éligibilité

Pour prétendre au label startup en vertu du décret exécutif n° 20-254, une entreprise doit satisfaire à des critères spécifiques définis à l’article 11, notamment :

  • Engagement en R&D : l’entreprise investit au moins 15 % de son chiffre d’affaires en recherche et développement
  • Fondateurs qualifiés : au moins la moitié de l’équipe fondatrice est titulaire d’un doctorat ou d’un diplôme supérieur
  • Propriété intellectuelle : l’entreprise détient un brevet d’invention ou un programme enregistré au niveau national ou international
  • Prototype fonctionnel : l’entreprise peut présenter un prototype — qui peut être une plateforme électronique, une version de démonstration, un produit industrialisé, une application d’entreprise ou une vidéo illustrative

Les entreprises doivent satisfaire au moins un de ces critères d’innovation, en plus de :

  • Constitution juridique : être enregistrée en tant qu’entité commerciale en Algérie (généralement SARL ou EURL)
  • Stade précoce : l’entreprise ne doit pas dépasser 8 ans d’existence

L’évaluation est menée par un Comité National composé d’experts évaluateurs, de représentants d’incubateurs et d’accélérateurs, et d’autorités publiques. Le comité évalue la revendication d’innovation, l’opportunité de marché et la capacité de l’équipe à exécuter.

Ce que le label apporte

Avantages fiscaux :

  • Exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) pendant 3 ans : à compter de la date d’attribution du label startup, l’entreprise est exonérée de l’impôt sur les sociétés pendant trois ans — renouvelable pour trois années supplémentaires si les critères de performance sont satisfaits
  • Exonération de TVA sur les équipements : les équipements importés ou acquis localement pour l’activité principale de la startup sont exonérés de TVA pendant la phase startup
  • Exonérations des droits d’enregistrement : droits d’enregistrement réduits ou supprimés sur les apports en capital pendant la phase startup

Simplifications administratives :

  • Un guichet unique pour les formalités administratives liées aux activités startup (réduisant la charge bureaucratique qui pèse sur les opérations commerciales en Algérie)
  • Accès prioritaire aux marchés publics — les organismes gouvernementaux sont encouragés à favoriser les startups labellisées dans les contrats liés aux TIC et à l’innovation
  • Processus simplifiés pour le recrutement de talents étrangers pour les startups labellisées ayant besoin d’expertise internationale

Accès au financement :

  • Accès prioritaire aux instruments d’investissement du Fonds Algérien des Startups (ASF)
  • Éligibilité aux fonds de capital-risque FCPR
  • Accès aux programmes de subventions à l’innovation administrés par le ministère

Accès au marché boursier :

  • L’Algérie a ouvert l’accès au marché boursier aux startups labellisées avec des exonérations de frais jusqu’en 2028, offrant une voie de sortie potentielle pour les investisseurs et un mécanisme de levée de capitaux pour les entreprises en phase de croissance

Validation du marché :

  • Le label constitue une forme de validation gouvernementale qui peut s’avérer déterminante pour les ventes B2B et les négociations de partenariat
  • Visibilité internationale grâce à la participation de l’Algérie aux événements des écosystèmes startup africains et arabes

Le Fonds Algérien des Startups (ASF)

Le Fonds Algérien des Startups (ASF / Algerian Startup Fund) a été lancé en 2020 en tant que fonds d’investissement public doté d’une capitalisation de 2,4 milliards de dinars algériens. Il constitue le principal véhicule gouvernemental d’investissement en fonds propres dans les startups labellisées.

Instruments d’investissement

L’ASF propose trois niveaux de financement adaptés au stade de développement de la startup :

Paliers d’investissement en fonds propres :

  • Niveau 1 : jusqu’à 2 millions de dinars — pour la phase initiale de preuve de concept (proof of concept) et la constitution de l’entreprise
  • Niveau 2 : jusqu’à 5 millions de dinars — pour les startups disposant de produits validés cherchant une première traction commerciale
  • Niveau 3 : jusqu’à 20 millions de dinars — pour les startups en phase de croissance ayant démontré un chiffre d’affaires et un potentiel de passage à l’échelle (scaling)

Instruments convertibles : les obligations convertibles (convertible notes) et autres instruments quasi-fonds propres permettent à l’ASF de fournir un financement qui se convertit en participation au capital lors d’un futur tour de financement, adapté aux entreprises en phase précoce dont la valorisation est difficile à établir.

Co-investissement : l’ASF cherche activement à co-investir aux côtés d’investisseurs privés — le cadre FCPR et les investisseurs providentiels (business angels) — préférant catalyser le capital privé plutôt que d’être l’investisseur unique.

Portefeuille et bilan

En 2025, l’ASF avait financé plus de 130 startups dans 20 secteurs d’activité, avec des entreprises en portefeuille dans la fintech, la healthtech, la technologie agricole, la logistique, l’edtech et l’IoT industriel.

Une étape significative a été franchie en décembre 2025 lorsque la startup de travel-tech Volz a bouclé son tour de financement Series A — représentant la première sortie réussie de l’ASF avec un rendement estimé de 3,35x sur son investissement initial. Cela a démontré que la thèse d’investissement du fonds peut générer des rendements significatifs, un signal important pour l’ensemble de l’écosystème.

Caractéristiques notables du portefeuille :

  • Concentration géographique : la plupart des startups financées sont basées à Alger, avec une représentation croissante d’Oran, Constantine et Annaba
  • Diversité sectorielle : bien que la technologie soit centrale, le mandat du fonds couvre tous les secteurs innovants
  • Défis en matière de parité : les startups fondées par des femmes restent minoritaires dans le portefeuille financé, en cohérence avec l’écart de genre plus large dans l’écosystème entrepreneurial algérien

Le cadre FCPR : l’avènement du capital-risque privé en Algérie

L’autorisation du cadre FCPR (Fonds Commun de Placement à Risque) a constitué un développement majeur pour l’écosystème startup algérien. Le FCPR est un véhicule d’investissement collectif de modèle français adapté au contexte juridique et réglementaire algérien — permettant l’investissement mutualisé dans des stratégies de capital-risque à haut risque et haut rendement.

Fondement réglementaire

Le cadre a été établi par le règlement COSOB n° 24-02 du 23 octobre 2024, relatif aux Organismes de Placement Collectif en Capital-Risque (OPCR). Le règlement a été publié au Journal Officiel en mai 2025, le rendant opérationnellement effectif.

Caractéristiques principales

Taille minimale du fonds : les FCPR peuvent être constitués avec un minimum de 50 millions de dinars algériens (environ 365 000 USD) — un seuil délibérément bas conçu pour permettre à la première génération de gestionnaires de fonds locaux d’établir un historique de performance (track record).

Nombre minimum d’investisseurs : les FCPR requièrent un minimum de seulement deux investisseurs (porteurs de parts) — permettant l’utilisation du modèle de fonds même dans des contextes où les réservoirs d’investisseurs institutionnels sont limités.

Périmètre d’investissement : les fonds FCPR peuvent investir dans les fonds propres de startups dans un large éventail de secteurs, le potentiel d’innovation et de croissance des entreprises en portefeuille constituant le principal critère de sélection.

Supervision réglementaire : les FCPR sont supervisés par la COSOB (Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse) — le régulateur des marchés de capitaux en Algérie. Le cadre de supervision assure la protection des investisseurs tout en préservant la flexibilité d’investissement.

Premier FCPR approuvé

Afiya Investments est devenu le premier FCPR approuvé en Algérie, géré par Tell Markets, une société spécialisée dans la structuration et la gestion de fonds d’investissement. Le fonds concentre ses investissements sur le financement d’entreprises non cotées dans les secteurs de la santé, de la pharmacie et des énergies renouvelables. Tell Markets a disposé de trois mois à compter de l’approbation pour lancer effectivement le fonds.

Pourquoi le cadre FCPR est déterminant

Avant le cadre FCPR, l’investissement en capital privé dans les startups algériennes était limité par l’absence d’un véhicule juridique reconnu pour l’investissement privé mutualisé. Le cadre FCPR change la donne en :

  • Créant une structure juridique reconnue que les investisseurs internationaux comprennent
  • Fournissant une supervision réglementaire qui renforce la confiance des investisseurs
  • Permettant aux gestionnaires de fonds de lever des capitaux auprès de multiples investisseurs et de les déployer de manière professionnelle
  • Créant une infrastructure de voies de sortie (exit pathways) — les conditions des fonds FCPR définissent les calendriers et processus de liquidation qui offrent aux investisseurs une visibilité sur le moment et les modalités de réalisation des rendements

Le label innovation : une étape vers le statut de startup

En complément du label startup, l’Algérie a créé un « label innovation » pour les projets et individus au stade de l’idéation — pas encore constitués en entreprises formelles. Ce label :

  • Donne accès à un accompagnement en incubation (espace de travail, mentorat, ressources de prototypage)
  • Ouvre droit à certaines simplifications administratives pour la création d’entreprise
  • Constitue un historique qui renforce une candidature ultérieure au label startup
  • Inclut l’accès à des instruments de financement pré-amorçage (pre-seed) pour le développement de preuves de concept

À la mi-2025, 1 175 projets détenaient des labels innovation — représentant un vivier significatif de futures startups potentiellement labellisées.


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Le cadre de la micro-entreprise

Parallèlement à l’écosystème startup, l’Algérie a également développé un cadre robuste de soutien aux micro-entreprises — pour les projets de plus petite taille, à vocation locale, qui ne satisfont pas aux critères d’innovation et de scalabilité requis pour le label startup mais qui bénéficient d’un accompagnement à la formalisation.

Le cadre de la micro-entreprise (microentreprise) prévoit :

  • Un enregistrement commercial simplifié
  • Des taux de cotisations sociales réduits pour les premières années d’exploitation
  • L’accès aux programmes de soutien public (formation, subventions à l’équipement)
  • Les instruments de financement de l’ANSEJ (Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes) et de la CNAC (Caisse Nationale d’Assurance Chômage) pour les jeunes entrepreneurs

À la mi-2025, 1 600 micro-entreprises opéraient dans le cadre reconnu. La distinction entre startup et micro-entreprise est importante pour le ciblage des politiques publiques : les startups sont le centre d’intérêt du capital-risque et du soutien à la forte croissance ; les micro-entreprises sont au cœur des programmes de création d’emplois et de développement local.


Démarches pratiques : comment obtenir le label startup

Pour les entrepreneurs souhaitant obtenir le label startup, le processus comprend les étapes suivantes :

Étape 1 : Enregistrement commercial

Créer l’entreprise auprès du CNRC (Centre National du Registre du Commerce). Le minimum pour une SARL est de 2 associés avec un capital minimum de 100 000 DZD ; alternativement, une EURL (équivalent à associé unique) est possible.

Étape 2 : Préparation du dossier

Préparer le dossier de candidature au label startup, qui doit comprendre :

  • Un business plan démontrant la revendication d’innovation (en quoi le produit ou service est nouveau et pourquoi)
  • La documentation satisfaisant au moins un des critères de l’article 11 (dépenses R&D, qualifications des fondateurs, propriété intellectuelle ou prototype fonctionnel)
  • Une analyse de marché démontrant le potentiel de croissance
  • La biographie de l’équipe démontrant la capacité d’exécution
  • Des projections financières (sur 3 ans)
  • Toute traction existante (clients, chiffre d’affaires, résultats de pilotes, lettres d’intention)

Étape 3 : Soumission du dossier

Soumettre via la plateforme officielle Startup Algeria (startup-algeria.com) — le portail unique du gouvernement pour l’écosystème startup.

Étape 4 : Évaluation

Le Comité National évalue les candidatures au fil de l’eau. Les délais de traitement ont historiquement varié de 2 à 6 mois ; le gouvernement a fixé comme objectif l’accélération de ce calendrier.

Étape 5 : Attribution et maintien du label

Les candidats retenus reçoivent le label startup pour une période initiale. Le label nécessite un examen et un renouvellement périodiques — les startups labellisées doivent démontrer une activité d’innovation continue et un développement commercial pour maintenir la désignation.


L’infrastructure de l’écosystème : au-delà du label

Le label startup et l’investissement de l’ASF représentent le cœur du cadre formel, mais une infrastructure écosystémique plus large les entoure :

Incubateurs universitaires : l’Algérie dispose de 124 incubateurs actifs au sein des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, impliquant 60 000 étudiants dont les projets de fin d’études se concentrent sur le lancement de startups, micro-entreprises ou dépôts de brevets. Les grandes universités, notamment l’USTHB et l’ESI à Alger, disposent de programmes d’incubation actifs axés sur la technologie.

Incubateurs et accélérateurs privés : des incubateurs privés opèrent à Alger, Oran et Constantine, complétant le réseau universitaire. La qualité et les ressources disponibles varient considérablement.

Hackathons et compétitions : l’écosystème startup national accueille régulièrement des hackathons — dont le premier Hackathon National de la Formation Professionnelle (2026) — des concours de pitch et des défis d’innovation. Ces événements identifient les talents, créent des connexions et génèrent de la visibilité pour les projets prometteurs.

Le fonds Afrique : en septembre 2025, le président Tebboune a annoncé le Fonds de Financement des Startups et Jeunes Innovateurs Africains — un engagement d’un milliard de dollars pour soutenir les startups africaines dans les secteurs de la technologie, de l’éducation, de la santé et de l’humanitaire. Géré par l’Agence Algérienne de Coopération Internationale, ce fonds — s’il est pleinement déployé — positionnerait l’Algérie comme une source majeure de capital startup à travers le continent et créerait des réseaux internationaux pour les startups algériennes.


Les défis de l’écosystème : un bilan honnête

Lacunes de financement : bien que l’ASF et le nouveau cadre FCPR aient amélioré le paysage de financement en phase d’amorçage, le financement en phase de croissance (équivalent Series A) reste rare. Les entreprises qui réussissent à développer des produits et à obtenir une traction initiale font face à un déficit de financement lorsqu’elles ont besoin de 1 à 5 millions de dollars pour passer à l’échelle — trop important pour les instruments habituels de l’ASF (plafonnés à 20 M DZD / environ 150 000 $), trop précoce pour l’intérêt limité du PE/VC international en Algérie.

Marchés de sortie : pour que l’économie du capital-risque fonctionne, les investisseurs doivent pouvoir sortir — par des acquisitions, des introductions en bourse (IPO) ou des ventes secondaires. Le nouvel accès au marché boursier pour les startups avec exonération de frais jusqu’en 2028 est un pas positif, mais l’historique des IPO de startups en Algérie est essentiellement inexistant. L’activité de fusions-acquisitions (M&A) est limitée. Tant que les voies de sortie ne mûriront pas, même les startups performantes pourraient avoir du mal à offrir de la liquidité aux investisseurs.

Charge réglementaire : malgré les simplifications, les entrepreneurs algériens doivent encore naviguer dans une complexité bureaucratique considérable : exigences d’enregistrement multiples, déclarations fiscales complexes, restrictions sur les devises étrangères et licences sectorielles spécifiques. Poursuivre la simplification — en particulier pour les entreprises nativement numériques (digital-native) — réduirait les taux de mortalité des startups.

Concurrence pour les talents : la fuite des cerveaux (brain drain) affecte les startups de manière aiguë. Une startup qui recrute et forme un développeur talentueux fait face au risque constant de perdre cette personne au profit de l’émigration ou d’opportunités mieux rémunérées (y compris le travail à distance pour des entreprises internationales). La rémunération en actions (equity compensation) aide, mais nécessite que le cadre FCPR crée une valeur de sortie réaliste.

Facteurs culturels : la culture entrepreneuriale en Algérie est en croissance mais reste relativement récente. La tolérance au risque, le rapport à l’échec (un aspect essentiel de l’entrepreneuriat axé sur l’innovation) et la stigmatisation associée à la faillite commerciale affectent tous le dynamisme de l’écosystème.


L’objectif de 20 000 startups : réaliste ou aspirationnel ?

L’objectif gouvernemental de passer à 20 000 startups labellisées d’ici 2029 — contre environ 2 300 à la mi-2024 — nécessite une croissance d’environ 9 fois en cinq ans.

Pour que l’objectif soit atteignable, il faut : simplifier radicalement le processus de candidature et d’évaluation du label, élargir la définition des startups innovantes éligibles, développer le capital humain en entrepreneuriat dans les universités et les programmes de formation professionnelle, s’assurer que le cadre FCPR génère un déploiement significatif de capitaux privés, et relever le défi de la rétention des talents.

Précédent dans des marchés comparables : le Maroc est passé d’une poignée de startups reconnues à des milliers en une décennie grâce à une combinaison de simplification réglementaire, d’investissement dans l’infrastructure écosystémique et de développement organique de la culture entrepreneuriale. L’écosystème startup tunisien a connu une croissance rapide après que le Startup Act ait créé un cadre juridique clair. La trajectoire est réalisable, bien que le calendrier soit ambitieux.

Le nombre compte moins que la qualité : un nombre plus réduit de startups financées, en croissance et générant du chiffre d’affaires a plus de valeur qu’un grand nombre d’entreprises détenant le label mais restant au stade de l’idée. Le succès de l’écosystème devrait être mesuré non seulement par le nombre de labels, mais par les emplois créés, le chiffre d’affaires généré, les produits exportés et l’innovation produite. La première sortie réussie de l’ASF (Volz, rendement de 3,35x) est une étape plus significative que tout décompte de labels.

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Radar Décisionnel

Dimension Évaluation
Pertinence pour l’Algérie Élevée — le label startup et le cadre FCPR sont les principaux mécanismes de l’entrepreneuriat axé sur l’innovation en Algérie
Calendrier d’action Immédiat — le système de candidature au label, le financement ASF et le cadre FCPR sont tous opérationnels dès maintenant
Parties prenantes clés Entrepreneurs tech, diplômés universitaires, investisseurs de la diaspora, gestionnaires de fonds, opérateurs d’incubateurs, ministère de l’Économie de la Connaissance
Type de décision Stratégique — façonne la structure et le financement de l’innovation en Algérie pour les 5 prochaines années
Niveau de priorité Élevé

En bref : Si vous développez une startup technologique en Algérie, faites votre demande de label startup dès maintenant — les exonérations fiscales et l’accès à l’ASF justifient à eux seuls l’effort de candidature. Pour les investisseurs (notamment de la diaspora), le cadre FCPR offre enfin un véhicule réglementé pour investir dans les startups algériennes. L’écosystème est encore jeune, mais les 650 millions de dollars levés en 2024 et la première sortie rentable de l’ASF signalent qu’une activité commerciale réelle est en cours.


Référence rapide : ressources clés pour les startups

Ressource URL
Startup Algeria (portail officiel) startup-algeria.com
Fonds Algérien des Startups asf.dz
Ministère de l’Économie de la Connaissance known.gov.dz
CNRC (registre du commerce) cnrc.org.dz
COSOB (régulateur des marchés de capitaux) cosob.dz

Sources

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